« On n’a pas perdu notre temps »

« On n’a pas perdu notre temps »

Tributaires des autres clubs, les Avignonnais ont pris leur mal en patience. Et continué de bosser avec rigueur.

Marseille en manque d’entraînement, Grenoble touché par la Covid, Charenton privé d’accès à sa salle, les trois derniers adversaires avaient tous une bonne raison de reporter leur match. Résultat des courses, si on rajoute ce week-end vacant servant de journée de rattrapage, les joueurs de José Amet n’ont pas mis le pied officiellement sur un parquet depuis leur victoire contre Beauvais le 10 octobre. Si aucun grain de sable ne vient contrarier le calendrier, ils accueilleront St-Brieuc le 21 novembre…

« Ils n’ont pas l’exécutoire du match mais ils sont très sérieux »

Et après quatre semaines seulement rythmées par des entraînements, le coach avignonnais ne fulmine pas : « Oui, on subit l’arrêt des autres clubs, mais on ne va pas se plaindre, on a déjà de la chance de pouvoir s’entraîner ». José Amet a plutôt essayé de tirer profit de la situation et obtenu l’adhésion de ses hommes. « Effectivement, les joueurs commencent à en avoir marre, ils ont envie de jouer, ils n’ont pas l’exécutoire du match mais, franchement, ils sont très sérieux et ont fait du bon boulot. » Pour tenter tout de même de casser la routine des sept entraînements hebdomadaires, José Amet a modulé son programme, « on a gardé notre traditionnel foot du lundi mais on a fait trois séances de musculation au lieu de deux et on a fait beaucoup d’oppositions. » Et pour varier les plaisirs, « je n’ai pas axé le travail sur le six majeur mais mixé davantage les équipes pour que cela soit plus équilibré et plus ludique. »

Ricardo Martinez, le passeur et capitaine de l’AVB, confirme : « C’est dur car on ne fait pas ce métier pour s’entraîner, il nous manque l’essentiel mais ça fait un mois que l’on se donne à fond. Tout le monde a envie, tout le monde se sent concerné, les jeunes progressent et au cours des oppositions, ça se bagarre dans le jeu. On a vraiment le sentiment de ne pas avoir perdu notre temps. »

La question du transport interpelle

Et l’accumulation de matches à rattraper n’affole pas le technicien de l’AVB. « La Fédération avait anticipé en laissant des dates de libre dans le calendrier et puis on s’adaptera. Nous, par exemple, les rencontres en retard face à Marseille ou Grenoble, on peut les jouer en semaine, ce ne sont pas des déplacements compliqués. »

Par contre, les déplacements lointains interpellent le capitaine avignonnais qui comprend la décision de certains clubs amateurs de vouloir stopper le championnat. « Manger un sandwich avant ou après le match, ou se préparer des salades, ce n’est pas un problème. Sur les chantiers, les travailleurs connaissent la même galère. On ne peut pas se plaindre. Par contre, faire 10 heures de minibus dans la journée pour jouer un match à l’autre bout de la France » (et autant au retour), « parce que certains joueurs amateurs ne peuvent pas partir le vendredi car ils travaillent ou parce que les TGV sont trois fois plus chers, c’est plus gênant. »

Et le prochain adversaire des Avignonnais devra traverser une bonne partie du territoire puisque c’est St-Brieuc qui est attendu le 21 novembre à Champfleury…

QUELQUES CHIFFRES

➤ Nombre de clubs avec des contrats pro : 9 (Rennes, Grenoble, Reims, Caudry, Beauvais, Harnes, St-Pierre Calais, Amiens et Avignon).

➤ Nombre de clubs sans contrat pro : 13.

➤ Nombre de joueurs pro dans le championnat Élite : 27

■ Après 6 journées officiellement programmées, 31 matches (16 en poule A – 15 en poule B) sur 60 n’ont pu se jouer. Dans la poule A, aucune rencontre des deux dernières journées ont été disputées et pour la petite histoire Halluin n’a toujours pas commencé sa saison !

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